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's Blättele de Mars/Avril 2018

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Agenda


Les Stammtisch de l'ASMA

Venez nous présenter vos projets, nous poser vos questions sur votre maison alsacienne!
Pour plus d'informations : http://www.asma.fr/sauvegarde-maison-alsacienne/page-lestammtisch.html

  • Mardi 10 avril 2018
    A Strasbourg (67) au restaurant Le Cerf d'Or, 6, place de l'hôpital, à partir de 18h30.
  • Mardi 15 mai 2018
    A Strasbourg (67) au restaurant Le Cerf d'Or, 6, place de l'hôpital, à partir de 18h30.
  • Mardi 22 mai 2018
    A Ensisheim (68) au restaurant La Couronne, 47, rue de la 1ère Armée, à partir de 18h.
  • Samedi 30 juin 2018
    A Holtzheim (67) à l'Espace Marceau, 2, rue de l'Ecole à partir de 10h. Le Stammtisch sera suivi d'un repas à 12h30 et d'une visite du village à partir de 14h. Plus d'informations dans le prochain Blättele!


Elus, citoyens, vous souhaitez vous aussi valoriser le patrimoine de votre village et nous aider à organiser une telle journée sur votre territoire? Contactez-nous! 
contact@asma.fr
07.86.20.53.88
Et rejoignez-nous dans cette aventure!
http://www.asma.fr/sauvegarde-maison-alsacienne/page-noussoutenir.html


L'Assemblée Générale de l'ASMA

Après Lembach l'année dernière, direction le Sundgau! L'Assemblée Générale de l'ASMA aura lieu le dimanche 13 mai 2018 à la Halle au Blé d'Altkirch. L'après-midi sera consacrée à la visite de la vielle-ville d'Altkirch ou à la visite du village de Luemschwiller, remarquable pour ses maisons à colombages mais également pour ses maisons en pierre.

Vous recevrez bientôt le programme et tous les détails pratiques dans votre boîte aux lettres!


 

Concours photo : les corps de ferme au fil des saisons

 

 

Dans le cadre des festivités prévues à l'occasion des 20 ans de la Maison Rurale de l'Outre-Forêt, la communauté de communes Sauer-Pechelbronn et la Maison Rurale organisent un concours photos. Le concours, gratuit et ouvert à tous les amateurs de photographie, a pour thème "Les corps de ferme au fil des saisons". Pour l'occasion, la Maison Rurale vous invite à photographier les plus beaux corps de ferme du territoire (communes de la communauté de communes Sauer-Pechelbronn)

Comment participer ? Les photos en couleur devront être envoyées par e-mail à la Maison Rurale de l'Outre-Forêt avant le 13 mai 2018 au format jpg et d'une résolution de 300dpi minimum, accompagnées d'un bulletin de participation à l'adresse suivante : maison.rurale@musees-vosges-nord.org

Le concours est composé de 2 catégories : "Jeune" pour les moins de 18 ans et une catégorie "Adulte". Les 10 meilleures photos de chaque catégorie seront exposées à la Maison Rurale pendant la saison estivale 2018. L'auteur de la meilleure photographie de chaque catégorie remportera un appareil photo. Les auteurs des autres photographies exposées obtiendront divers lots. Pour plus d'informations, voir le règlement du concours.

 

A vos appareils photos!

 

 

Brunstatt : la justice donne raison à l'ASMA


En 2015, l'ASMA avait déposé un recours à l'encontre de la mairie de Brunstatt-Didenheim concernant le permis de démolir d'une maison datant de la fin du XVIème ou du début du XVIIème siècle, située en coeur de village et démolie en 2015.


Le 21 décembre dernier a eu lieu l'audience publique concernant ce recours. Clémentine Josseaume, qui a porté ce dossier à l'ASMA, y représentait les intérêts de l'ASMA. Le rapport public a constaté "une absence de délibération autorisant le permis de démolir, une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article L.421-6 du code de l'urbanisme", qui ont conduit à l'annulation du permis de démolir.

Cela signifie très concrètement que Madame le Maire de Brunstatt, Bernadette Groff, actuelle Présidente de la Commission Culture et Patrimoine du Conseil Départemental, a détruit cette maison en toute illégalité!

Il s'agit là d'une bataille menée pour l'honneur car à présent, le mal est fait. Cependant, la balance de la justice a penché du côté de l'ASMA. En innovant ainsi de manière audacieuse mais aussi forte d'une expertise technique construite au cours des dernières années sur le terrain, notre modeste Association fonde ainsi petit à petit une nouvelle jurisprudence en matière de Patrimoine.

 

Retrouvez ici les extraits les plus intéressants du jugement, qui a eu lieu le 14 janvier dernier et qui sont particulièrement explicites sur l'atteinte portée au patrimoine et sur la valeur de la maison!

EH

 

L'ASMA est sur France Bleu Elsass


Pour la 2ème fois cette année, l'ASMA, par l'intermédiaire de Denis Elbel, a présenté ses actions récentes au micro de Pierre Nuss. En voici un bref résumé.


Haut-Rhin :

  • Oberhergheim
    Notre Vice-Président Christian Fuchs , ancien de l’Ecomusée, a rencontré l'un des Adjoints au Maire Secrétaire général mairie pour évoquer le sort d'une maison de 1791, située 34, rue Principale et menacée par le projet communal de Maison de Santé. Un rendez-vous avec Madame le Maire sera fixé prochainement.
  • Bartenheim
    La commune a contacté l'ASMA dans le cadre de l’aménagement, pour la Société d’Histoire, d’une maison à colombages du 18ème siècle.
  • Montreux-Jeune
    La commune projette de faire une “restauration de fond” de sa mairie, installée depuis 1975 dans une maison à colombages qui avait été sauvée à l’époque par “Maisons Paysannes d’Alsace”.
  • Dietwiller
    La commune envisage d’acquérir l’ancien moulin situé au centre du village.
  • Uffheim
    Un particulier a le projet de restaurer le moulin, dont le mécanisme remonte à 1683. Il a sollicité les conseils de l’ASMA.
  • Heidwiller
    A la demande du Maire, l'ASMA a servi d'intermédiaire entre deux propriétaires mitoyens pour trouver un accord permettant de sauvegarder leur maison.
  • Tagolsheim
    L'ASMA a déposé un recours gracieux pour tenter de sauver un corps de ferme situé 6, Grand'Rue et menacé par un projet immobilier. Ce recours a malheureusement été rejeté il y a quelques jours.

Bas-Rhin :

  • Sermersheim
    Nous tentons toujours de sauver un superbe maison de 1755 qui fait l’objet d’un permis de démolir datant de juin 2017, menacé par un projet de construction d'une nouvelle école. En attente du rendez-vous avec le Maire.
  • Benfeld
    La commune a pris une délibération pour faire démolir une maison à colombages du 17ème siècle dans le but d’y créer un parking. Jean-Christophe Brua, architecte-conseil de l'ASMA, a saisi les Architectes des Bâtiments de France.
  • Schweighouse
    Claude Eichwald, architecte-conseil de l'ASMA, est en charge de ce dossier qui concerne une maison ancienne dont la commune a refusé le permis de démolir, mais dont le propriétaire refuse d’obtempérer...
  • Pfulgriesheim
    Une équipe de l’ASMA dirigée par Jean Rapp a aidé la commune à faire l’inventaire de ses maisons anciennes à protéger (cf. plus bas).

Maison sauvée :

Eguelshardt
A la suite d'une sollicitation ancienne de l’ASMA, le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord étudie les modalités d'achat de la dernière maison du 18ème siècle à colombages encore debout dans ce village mosellan, situé entre Niederbronn et Bitche, afin d'éviter sa démolition. La prochaine étape consiste à trouver un acheteur qui puisse la restaurer et y résider.

Retrouvez l'interview complète sur YouTube!
https://www.youtube.com/watch?v=q6GKhRI_CRU&feature=youtu.be

 

DE

 

Pfulgriesheim fait appel à l'ASMA pour recenser son patrimoine

Il y a quelques mois, l'ASMA a rencontré le Maire de Pfulgriesheim, dans la proche banlieue de Strasbourg, au sujet d’une superbe grange qui allait faire l’objet d’une demande de démolition. 

L’accueil a été très sympathique de la part de la commune et Monsieur le Maire a montré un réel intérêt à la préservation du patrimoine architectural de sa commune. Il se trouve également qu'il avait eu vent du travail effectué à Quatzenheim par l'ASMA (petit rappel en vidéo ici) et souhaitait savoir si elle pouvait effectuer un travail similaire à Pfulgriesheim. Il va sans dire que nous avons répondu favorablement à cette demande!

Les quelques courageux qui ont bravé le froid, la pluie et la neige
pour la préservation du patrimoine de Pfulgriesheim

C’est donc le samedi 3 mars 2018, accompagné de Monsieur le Maire et de ses adjoints, qu’une délégation de l’ASMA, menée par Jean Rapp, a fait le tour du village. Malgré une météo peu clémente, le groupe s'est soigneusement attaché à recenser les bâtiments devant être protégés.


Deux types de bâtiments ont ainsi été recensés : 

  • ceux dont la démolition est interdite. Ces édifices sont à préserver et leur restauration ou transformation doit être suivie avec attention. C'est le cas de 36 bâtiments dans la commune.
  • ceux présentant un intérêt architectural avéré et pour lesquels, en cas de reconstruction, les proportions et les matériaux utilisés doivent être identiques au bâtiment originel. C'est le cas de 32 bâtiments dans la commune.

Par rapport au plan cadastral, ce sont donc 20 % des bâtiments de la commune qui ont été recensés!


Nous espérons que ce recensement aidera Monsieur le Maire et ses adjoints dans leurs futures prises de décision et que la démarche inspirera d'autres communes dans la même situation que Pfulgriesheim!

 

JR

 

Autrefois et aujourd'hui : rue Basse à Gueberschwihr



Jean-Louis Lefort est né à Bordeaux le 15 juin 1875. Elève aux Beaux-Arts de sa ville natale et à Paris, il signa de son nom d’artiste « Jean Lefort » des centaines d’aquarelles peintes durant les quatre années de la 1ière guerre mondiale. Il est considéré comme LE peintre-soldat de la Grande Guerre. Toutes de petites tailles, d’abord tracées à la plume ou au crayon, puis achevées à l’aquarelle ou à la gouache, ses œuvres représentent ce qu’il voyait, là où il était au gré de ses affectations. Elles constituent un ensemble documentaire historique et artistique poignant de cette guerre inscrite à jamais dans notre mémoire collective.

Démobilisé en janvier 1919, il rentre à Paris, puis part en Alsace. Il représente la Cathédrale, la Place Kléber, les maisons pavoisées autour de l’Ill célébrant le retour à la France. Ensuite il sillonne l’Alsace. Un beau jour, il se retrouve Rue Basse à Gueberschwihr et peint cette scène pittoresque d’autrefois. Une vingtaine d’habitants de tous âges se presse autour de l’appariteur du village, qui après avoir battu le rappel au son du tambour, lit une proclamation. La représentation de celui-ci, mâchoire carrée et bouche grande ouverte, indique qu’il parle haut et fort afin d’être bien entendu et compris des villageois.

Au bas à gauche de cette gouache et aquarelle sur papier de 15 cm sur 12 cm, il écrit soigneusement le nom du village et celui du département : « Gueberschwihr – Ht-Rhin » et signe à droite « Jean Lefort ».

Au dos du cadre, il ajoute « Jean Lefort 21 bis avenue de la Motte Piquet Paris 7e et situe à nouveau le lieu et l’intitulé de l’œuvre « Gueberschwihr – Le Tambour ».

Jean Lefort décède à Nogent sur Marne le 26 août 1954.

L’opportunité de l’acquérir était trop belle pour la laisser passer lorsqu’elle fut vendue aux enchères à Lyon en 2012. Dans ce village médiéval vécurent tous les ancêtres de ma grand-mère maternelle de 1741 à la veille de la Première Guerre Mondiale après qu’ils se soient dans un premier temps installés dans le village voisin d’Obermorschwihr dès la fin de la guerre de 30 ans.

Aujourd’hui, la Rue Basse n’a guère changé. L’appariteur a disparu. Les habitants, là comme ailleurs, consultent les réseaux sociaux pour prendre connaissance des dernières nouvelles, vraies ou fausses, ainsi que des dernières rumeurs.

 

 

jpm


Si vous aussi vous connaissez des exemples de photographies "autrefois et aujourd'hui", n'hésitez pas à nous les envoyer à contact@asma.fr. Nous nous ferons un plaisir de les publier dans les prochains Blättele!

 

 

Ces inscriptions qui nous rappellent le Calendrier Républicain

 

IM 7. DEN JAHR (Dans la 7e Année)

Ce linteau bien conservé et finement sculpté des initiales des premiers propriétaires et de l’année de sa construction subsiste aujourd’hui à l’entrée de ce que fut autrefois une imposante grange dans un corps de ferme du village de Lembach. Remarquez la seconde lettre, l’initiale du nom de famille de l’époux. Une seule lettre pour en former deux : un H et un T. Lettres et chiffres sont soigneusement gravés dans un très beau cartouche. Nous sommes en 1798 – 1799 et la datation est en allemand.


L’AN 10 D L R (L’An 10 De La République)

 

IM 10. JAHR (Dans la dixième Année)

Dans l’ancien « Moulin du Haut » à Lembach (Obermühle, aussi désigné Fleckenmühle car situé dans le vieux quartier du Flecken), à quelques mètres d’intervalles l’une de l’autre, sont fort bien conservées ces deux inscriptions en langues française et allemande.

Les propriétaires actuels de l’ancien moulin sont les descendants de PE (Peter Ehrstein) et MK, son épouse, qui l’ont acquis à la Révolution. La roue symbolise le moulin, à laquelle ont été ajoutés les symboles de la Révolution et de la République que sont le faisceau surmonté du bonnet phrygien. Sur le poteau en chêne, deux rayons de la roue ont été prolongés afin d’y faire flotter le drapeau tricolore. Entre les initiales, figurent un cœur et deux fleurs.

L’inscription « L’AN 10 D L R », date précisément ce poteau, l’An 10 De La République. Nous sommes donc en 1802, sous le Consulat.

L’inscription en allemand est quant à elle sculptée dans le grès du linteau de la porte d’accès à la cave voûtée. Outre les initiales des propriétaires, identiques à celles sur le poteau en chêne, l’on retrouve la roue, le faisceau et le bonnet phrygien. Pas de drapeau tricolore cette fois, ni cœur, ni fleurs, mais deux entrelacs de feuillages. La date est « IM 10. JAHR » pour « Dans la dixième Année ».

 

Ces inscriptions nous rappellent l’éphémère Calendrier Républicain, inventé par les révolutionnaires de 1792. Petit rappel historique :

  • Le 20 septembre 1792 eut lieu la bataille de Valmy, inscrite dans notre histoire ou récit national comme l’instant héroïque où les citoyens en armes repoussèrent l’envahisseur étranger venant au secours de la royauté.
  • Dès le lendemain, le 21 septembre 1792, les députés de la Convention Nationale décident l’abolition de la royauté en France et proclament la République.
  • Le 22 septembre 1792, ils décrètent que « tous les actes publics sont désormais datés à partir de l’An I de la République ».

Il restait donc à créer le Calendrier Républicain.

 

Ce n’est pas une mince affaire et une commission est nommée. Rapporteur de la commission : Charles-Gilbert Romme (1750-1795), né à Riom (Puy-de-Dôme) et mathématicien. Le système métrique décimal est alors à l’étude en vue de remplacer les innombrables mesures toujours en vigueur sous l’Ancien Régime. Il décide naturellement que le système décimal s’appliquera au nouveau calendrier.

L’année est ainsi divisée en 12 mois de 30 jours chacun. Les révolutionnaires n’ayant pu faire tourner la terre autour du soleil en moins de 365 jours un quart environ, Romme ajoute cinq ou six jours selon les années en fin d’année. Chaque mois est découpé en 3 décades de 10 jours chacune. Les noms des jours de la semaine furent remplacés pour chaque décade par les noms peu poétiques de Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi et Décadi.

Le 20 septembre 1793, soit un an jour pour jour après la victoire de Valmy, Charles Romme présente son projet à la Convention qui finalement, le 14 vendémiaire An II, (5 octobre 1793), décrète sa mise en place. Encore quelques ajustements, et le Calendrier Républicain prend sa forme définitive le 4 frimaire An II (24 novembre 1793).

Avec effet rétroactif, le 22 septembre 1792 fut ainsi défini comme étant le premier jour de l’An I dans cette nouvelle ère qui s’ouvrait, « l’ère des Français » ; Il correspondait précisément cette année-là à l’équinoxe d’automne. Rappelons que l’ère précédente, « l’ère de la Liberté » commença le 14 juillet 1789. On trouve cette mention sur les actes de l’état civil à compter de cette date. À l’avenir, le premier jour de l’année sera le jour correspondant à celui de l’équinoxe d’automne, entre le 21 et le 23 septembre de notre calendrier.

Dans la forme définitive du Calendrier Républicain, les noms des mois et des jours furent inventés par Fabre d’Églantine (1750-1794). Poète, auteur, comédien et homme politique, il ne manquait pas d’imagination. Si les mois nous sont restés en mémoire, ceux des jours remplaçant les Saints du calendrier Grégorien furent vite oubliés.

Mois d’automne (terminaison en -aire)
Vendémiaire (période des vendanges)
Brumaire (période des brumes et brouillard)
Frimaire (période des frimas, du froid)

Mois d’hiver (terminaison en -ôse)
Nivôse (période de la neige)
Pluviôse (période des pluies)
Ventôse (périodes des vents)

Mois du printemps (terminaison en -al)
Germinal (période de la germination)
Floréal (période des fleurs)
Prairial (période des récoltes, des prairies)

Mois d’été (terminaison en -idor)
Messidor (période des moissons)
Thermidor (période des chaleurs)
Fructidor (période des fruits)


Les 5 ou 6 jours complémentaires, appelés « les Sansculotides » furent placés en fin d’année, et dénommés :

1er jour 
2e jour
3e jour

Jour de la Vertu   
Jour du Génie
Jour du Travail

4e jour 
5e jour
6e jour

Jour de l’Opinion
Jour des Récompenses
Jour de la Révolution [tous les quatre ans]


Les noms des Saints du Calendrier Grégorien ne pouvant être conservés par les révolutionnaires, furent ainsi remplacés par des noms d’animaux, d’instruments divers, de légumes, de fruits, etc. Fabre d’Églantine s’inspira de ce qui faisait encore la richesse du pays en cette fin du XVIIIème siècle, l’agriculture.

Le jour du 5 frimaire fut dédié au cochon, celui du 30 ventôse au plantoir, celui du 16 germinal à la laitue et celui du 21 fructidor à l’églantier.

 

Dans les archives des actes d’état civil, l’on retrouve rarement des prénoms inspirés du Calendrier Républicain. Une loi du 11 germinal An XI (1er avril 1803) en a d’ailleurs largement interdit l’usage.

Napoléon, qui était un pragmatique, mit fin au Calendrier Républicain par décret impérial du 22 fructidor An 13 (9 septembre 1805). C’est ainsi que le 1er janvier 1806, le Calendrier Grégorien fut réintroduit en France. Avant même cette date, il était peu utilisé hormis dans les actes officiels et les actes de l’état civil.

Quant à Philippe Fabre d’Églantine et Charles-Gilbert Romme, ils furent happés par la Révolution. Le premier monta à l’échafaud avec Danton le 16 germinal An II (5 avril 1794). Le second, associé à l’insurrection du 1er prairial An III (20 mai 1795), fut condamné à mort. Avec ses compagnons d’infortune, il se suicida avant son exécution.

Que reste-t-il dans nos mémoires de ce Calendrier Républicain ? Probablement que deux dates, jour et mois, l’année étant incertaine pour beaucoup : le 9 thermidor [An II] (27 juillet 1794) qui vit l’arrestation et l’exécution de Robespierre le jour suivant, ce qui mit fin à la Terreur, et le 18 brumaire [An VIII] (8 novembre 1799), jour du coup d’état du Général Bonaparte, mettant fin au Directoire et à la Révolution, et instaurant le Consulat.

 

Beaucoup ont ignoré le Calendrier Républicain et nombre de maisons construites durant cet intermède sont datées selon l’année du calendrier Grégorien.

 Poteaux datés sur deux belles maisons à Lembach. Sur la photo de droite : la roue du charron


Toujours à Lembach, se trouve cette inscription sur un poutre dans la cour d’un fameux restaurant, avec les deux années, celle du calendrier Grégorien et celle du calendrier Républicain.

 

« Fayt à Lembach, octidi 8 germinal de l’An CCXXVI de la République, jour de la Jonquille »

 

 

jpm

 

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